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20/10/2026De nouvelles dispositions fédérales désavantagent les personnes dépendantes d’un fauteuil roulant. Dans une motion déposée aujourd’hui, la députée au Conseil cantonal de Lucerne Sara Muff réclame une réglementation non discriminatoire pour les fauteuils roulants motorisés et les appareils de traction électriques. L’Association suisse des paraplégiques (ASP) soutient expressément cette démarche.

Depuis le 1er juillet 2025, de nouvelles prescriptions fédérales s’appliquent aux véhicules relevant de la mobilité douce. Les fauteuils roulants motorisés et les appareils de traction électriques dont la vitesse maximale dépasse 10 km/h sont désormais soumis à une obligation générale d’immatriculation, avec permis de circulation et plaque d’immatriculation. Pour de nombreuses personnes concernées, cela représente des obstacles techniques, administratifs et financiers supplémentaires.

Du point de vue de l’ASP, cette réglementation est loin d’atteindre son objectif et devrait être adaptée. Les appareils de traction électriques et les fauteuils roulants motorisés sont des aides à la mobilité indispensables et non des véhicules de loisirs. Ils permettent aux personnes atteintes de paralysie médullaire et d’autres handicaps moteurs de mener une vie autonome et autodéterminée, d’exercer leur profession et de participer à la vie sociale.

Discrimination

«Une personne en fauteuil roulant a besoin de mobilité, pas d’obstacles supplémentaires», déclare Laurent Prince, directeur de l’ASP. «Bon nombre de nos membres sont indignés par ces nouvelles prescriptions. La réglementation actuelle désavantage et discrimine les personnes en situation de handicap par rapport aux utilisateurs et utilisatrices de catégories de véhicules comparables de la mobilité douce. Alors que, par exemple, les vélos électriques lents roulant jusqu’à 25 km/h et les trottinettes électriques roulant jusqu’à 20 km/h peuvent être utilisés sans permis de circulation ni plaque d’immatriculation, les fauteuils roulants motorisés sont soumis à des exigences d’immatriculation plus strictes dès qu’ils dépassent les 10 km/h. Cela va diamétralement à l’encontre de l’objectif d’une société inclusive.» Les «cyclomoteurs légers» roulant jusqu’à 25 km/h peuvent être utilisés sans autorisation de circulation ni plaque d’immatriculation, tandis que les personnes en situation de handicap doivent satisfaire à des exigences nettement plus strictes pour leurs aides à la mobilité. Du point de vue de l’instigatrice de la motion, Sara Muff, ainsi que de l’ASP, cela est choquant.

La motion demande par conséquent que le canton de Lucerne intervienne auprès de la Confédération pour que les dispositions légales soient adaptées de manière appropriée et non discriminatoire. «Une nouvelle réglementation doit tenir compte non seulement de la sécurité routière, mais aussi des besoins de mobilité particuliers des personnes en situation de handicap», affirme Sara Muff avec conviction. La motionnaire et l’ASP s’engagent donc en faveur d’une adaptation des prescriptions techniques et des règles d’immatriculation, afin que les fauteuils roulants motorisés et les appareils de traction électriques puissent être utilisés en toute sécurité et sans obstacles disproportionnés, même à des vitesses plus élevées.

De nombreuses critiques dès la procédure de consultation

La situation actuelle n’est pas une surprise. Dès la procédure de consultation, les organisations de personnes handicapées avaient déjà souligné les conséquences problématiques de la réglementation prévue. La motion déposée aujourd’hui reprend ces critiques et demande à la Confédération de trouver une solution équilibrée et applicable. […]

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15/10/2026En matière d’accessibilité des TP, la Suisse est encore loin de satisfaire à ses obligations légales. Il ressort du rapport de l’Office fédéral des transports (OFT) sur l’état de l’avancement, que la mise en œuvre ne cesse de ralentir depuis l’expiration du délai imparti par la loi.

Pendant que le conseiller fédéral Rösti prévoit de grands travaux d’expansion dans le domaine des TP, la mise en œuvre des exigences de la loi sur l’égalité des personnes handicapées (LHand) dans le domaine des TP reste insuffisante. Et ce malgré le fait que le délai de 20 ans pour la réalisation de la pleine accessibilité a expiré fin 2023 déjà. Lors de la Table ronde d’Albert Rösti qui s’est tenue le 29 septembre, Inclusion Handicap a été représentée par la coprésidente Olga Manfredi ainsi que par le vice-président et conseiller national Jean Tschopp. Le conseiller fédéral Rösti a annoncé son intention d’organiser à l’avenir une table ronde chaque année et de continuer à développer le Rapport sur l’état de l‘avancement. Toutefois, ni la déclaration d’intention commune espérée ni un engagement volontaire des autorités et des entreprises de TP en faveur d’une mise en œuvre rapide de l’accessibilité n’ont vu le jour. «Les nouveaux grands projets passent clairement avant les besoins des personnes en situation de handicap. Or, nous dépendons en permanence de l’accessibilité des TP dans notre vie quotidienne. Il n’existe en effet pas d’inclusion sans TP accessibles», dit Olga Manfredi, coprésidente d’Inclusion Handicap. […]

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